Antoine a eu 13 ans le 23 mars 2015, il habite avec ses parents Andrée et Laurent, et sa grande sœur Justine dans un petit hameau de Haute Loire, les Panents, ou les Panens, c’est selon.

Aux Panents il n’y a qu’une famille à l’année, les Delaigue, la grand mère dans sa maison qui fait l’angle, 30m plus haut sur la route Jean Pascal, le fils, avec sa femme et ses 4 enfants et en prenant à gauche, à l’angle de la maison de la grand mère, Andrée a fait construire une maison mitoyenne de l’écurie toujours en activité.

Andrée et Laurent ont repris l’exploitation familiale en 2008, après le décès du père d’Andrée. Quelques années plus tôt, elle a quitté son poste dans une entreprise locale pour quelques vaches, une dizaine de lapins et un poulailler géant de volailles fermières. La vie moderne ou presque.

En 2002 quand Antoine est né ça a été un choc, surtout pour leurs familles. Certains disaient qu’il fallait qu’il parte, il ne fallait pas qu’il soit là. Andrée et Laurent ont accusé le coup, ça a été très dur mais ils l’ont aimé comme il était et si il n’avait pas été là ils songeraient maintenant à l’inventer. Reste qu’ils voient moins certaines personnes de la famille et que la grand mère le trouve toujours un peu sauvage.

Quand Antoine n’est pas à l’école à Sainte Sigolène pour sa dernière année de classe pour l’inclusion scolaire (CLIS), il aide ses parents à la ferme, « aller donner à manger aux vaches, planter les clôtures, trier les noisettes », ses parents le stimule tout le temps. Sa grande sœur Justine lui fait faire ses lectures après l’école. C’est un enfant plutôt actif quand il n’est pas absorbé par l’édition complète en DVD de la petite maison dans la prairie.

L’année prochaine suivant les conseils du cousin de Laurent, professeur dans une école à Tence et surtout après la visite d’un Institut Médico Educatif  où « il y a du grillage et des enfants avec vachement de difficultés »,  c’est décidé,  Antoine fera 3-4ans de collège en classe ULIS, évoluera à son rythme jusqu’à ses 16 ans. Ensuite il viendra aider ses parents sur l’exploitation, ils peuvent se le permettre. « Antoine donnera un bon coup de main et recevra un petit salaire, plus qu’en ESAT en tout cas ».

Depuis que ce lundi 25 mars 2002, la pédiatre a vu à la forme de ses yeux qu’Antoine était trisomique ça « burle » toujours autant au mois de mars aux Panents, ou aux Panens c’est selon.

 

Antoine
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